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C’est l’histoire d’un acquéreur pour qui deux informations valent mieux qu’une…

C’est l’histoire d’un acquéreur pour qui deux informations valent mieux qu’une… 150 150 Gescompo

C’est l’histoire d’un acquéreur pour qui deux informations valent mieux qu’une…

Un acquéreur signe un compromis de vente d’une maison. 5 mois plus tard, au moment de la finalisation de l’achat, il décide de se rétracter. « Impossible », répond le vendeur…

Celui-ci rappelle que le compromis de vente a été notifié à l’acquéreur par lettre recommandée avec avis de réception juste après sa signature. Or, cette notification a fait courir le délai de rétractation de 10 jours dont il disposait… qui est donc, au jour de la finalisation de l’achat, largement expiré ! Sauf que cette notification n’était pas accompagnée d’une lettre expliquant les modalités de cette rétractation, rétorque l’acquéreur, ce qui la rend irrégulière. Dès lors, même si 5 mois se sont écoulés depuis la signature du compromis, il peut encore valablement se rétracter…

« Faux », tranche le juge : la seule notification du compromis suffit à faire courir le délai de rétractation de l’acheteur, sans qu’il soit nécessaire d’y joindre une lettre explicative. L’acquéreur ne peut donc plus se rétracter…

Arrêt de la Cour de cassation, 3ème chambre civile, du 9 juillet 2020, n° 19-18943

La petite histoire du jour

C’est l’histoire d’une entreprise qui n’a pas la même calculette que l’administration fiscale…

C’est l’histoire d’une entreprise qui n’a pas la même calculette que l’administration fiscale… 150 150 Gescompo

C’est l’histoire d’une entreprise qui n’a pas la même calculette que l’administration fiscale…

Une société engage des dépenses de recherche et de développement (R&D) et, pour calculer le montant de son crédit d’impôt recherche, prend en compte, notamment, les rémunérations des personnes affectées aux opérations de R&D, ainsi que les charges sociales correspondantes…

Mais pas toutes les charges sociales, rappelle l’administration fiscale qui lui refuse la prise en compte des sommes versées au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie, de la taxe sur les contributions patronales de prévoyance, des versements au fonds national d’aide au logement et des subventions au comité social et économique. Pour elle, parce qu’il ne s’agit pas de cotisations sociales « obligatoires », elles ne sont pas prises en compte pour le calcul du crédit d’impôt…

Ce que confirme le juge : ne doivent être pris en compte que les cotisations aux régimes obligatoires de sécurité sociale, ainsi que les versements destinés à financer les garanties collectives complémentaires.

Arrêt du Conseil d’Etat du 19 juin 2019, n° 413000

La petite histoire du jour

C’est l’histoire d’un employeur qui apprend qu’un salarié est positif à un test d’alcoolémie…

C’est l’histoire d’un employeur qui apprend qu’un salarié est positif à un test d’alcoolémie… 150 150 Gescompo

C’est l’histoire d’un employeur qui apprend qu’un salarié est positif à un test d’alcoolémie…

Un salarié, employé en qualité de vendeur automobile, part suivre une formation au siège du constructeur de la marque, à l’étranger. Le lendemain d’une soirée organisée par le constructeur, il est contrôlé positif à un test d’alcoolémie, juste avant un essai sur route…

De quoi justifier son licenciement pour faute grave, estime son employeur : pour lui, ce type de comportement dans une formation professionnelle n’est pas acceptable, d’autant que le salarié avait été informé de ce test préalable avant tout essai de véhicules sur route. Une sanction que conteste le salarié : non seulement son test, s’il excède le taux applicable dans le pays où s’est tenue la formation, n’excède pas celui applicable en France, mais l’organisateur avait lui-même mis à disposition des participants des boissons alcoolisées lors du dîner organisé la veille des essais…

Une dernière circonstance que retient le juge pour refuser la faute grave… tout en admettant le licenciement pour cause réelle et sérieuse !

Arrêt de la Cour d’Appel de Versailles du 14 janvier 2021, n° 19/00259 (NP)

La petite histoire du jour

C’est l’histoire d’un propriétaire qui en appelle à son artisan… contre l’administration fiscale…

C’est l’histoire d’un propriétaire qui en appelle à son artisan… contre l’administration fiscale… 150 150 Gescompo

C’est l’histoire d’un propriétaire qui en appelle à son artisan… contre l’administration fiscale…

A l’occasion d’un contrôle qui porte sur le calcul des revenus fonciers, l’administration fiscale refuse la déduction du coût des travaux supportés par le bailleur : travaux d’agrandissement, non déductibles selon elle… Travaux d’amélioration déductibles, rétorque le bailleur…

Pour preuve, il produit une attestation de son artisan… Insuffisante toutefois à établir que les travaux en question n’ont pas affecté le gros œuvre ou n’ont pas augmenté la surface habitable, rétorque l’administration qui liste les travaux : restauration des plafonds et des planchers, aménagement d’une cuisine, remplacement des sanitaires, rénovation des installations électriques et des canalisations, rebouchage de fenêtres, démolition d’éléments de gros œuvre, dépose de la couverture, création de fenêtres de toit, aménagement d’un escalier pour desservir une mezzanine, pose de nouvelles cloisons intérieures, etc.

Bien loin d’un simple aménagement, estime le juge… qui donne raison à l’administration fiscale !

Arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux du 20 mai 2020, n° 18BX02308

La petite histoire du jour

C’est l’histoire d’un bailleur qui veut (trop ?) augmenter le loyer d’un local commercial…

C’est l’histoire d’un bailleur qui veut (trop ?) augmenter le loyer d’un local commercial… 150 150 Gescompo

C’est l’histoire d’un bailleur qui veut (trop ?) augmenter le loyer d’un local commercial…

A l’occasion du renouvellement d’un bail commercial, le bailleur réclame une hausse de loyer. « Trop importante », selon le locataire qui rappelle que la hausse de loyer d’un bail renouvelé est plafonnée…

« Pas toujours », rétorque le bailleur qui rappelle qu’une hausse de loyer déplafonnée est autorisée en cas de « modification notable des facteurs locaux de commercialité » afférents au local. Ce qui est le cas ici : une station de métro a été construite à 220 m du local et amène une nouvelle clientèle qui a revigoré le quartier. « Mais pas mon commerce », estime le locataire qui souligne que sa clientèle est limitée aux seuls résidents du quartier. Pour preuve, son chiffre d’affaires est resté stable ces dernières années…

« Peu importe », répond le juge : le quartier a bel et bien connu un renouveau depuis l’ouverture de la station de métro, ce qui a notablement modifié les facteurs locaux de commercialité. D’où une hausse déplafonnée du loyer demandée par le bailleur… justifiée !

Arrêt de la Cour d’appel de Paris, du 8 septembre 2021, n° 19/21095 (NP)

La petite histoire du jour