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Intelligence artificielle et secteur médical : l’éthique est recommandée

Intelligence artificielle et secteur médical : l’éthique est recommandée 150 150 Gescompo

La Délégation ministérielle au numérique en santé a publié ses recommandations de bonnes pratiques pour une éthique des solutions d’intelligence artificielle. Que faut-il en retenir ?


Secteur médical et solutions d’IA : qu’est-ce qui est « éthique » ?

L’innovation technologique grâce à l’intelligence artificielle (IA) est encore peu encadrée. C’est pourquoi, il est souvent fait appel à l’éthique pour aiguiller les professionnels (codeur, développeur, juriste, etc.) qui y ont recours.

Il leur est notamment demandé d’avoir une éthique dès le début de leur projet : c’est ce que l’on appelle « l’éthique by design ».

Mais la notion d’éthique est vaste et différente selon les personnes, les organismes ou les Etats.

Pour uniformiser cette notion, la Délégation ministérielle au numérique en santé a publié ses recommandations de bonnes pratiques pour une éthique « by design » des solutions d’IA dans le secteur médical.

Le rapport a identifié 4 étapes clé :

  • la collecte des données ;
  • le pré-traitement des données ;
  • la construction de l’algorithme ;
  • l’évaluation de l’algorithme en amont de la mise en production de la solution numérique.

A titre d’exemple, pour l’étape 1, il est recommandé de se poser les questions suivantes :

  • les données servant à l’entraînement de l’algorithme ont-elles été obtenues auprès de tiers garantissant le consentement éclairé des patients qui les ont produites pour une réutilisation au-delà de la finalité première du recueil ?
  • les données servant à l’entraînement de l’algorithme ont-elles été obtenues via des modalités garantissant la sécurisation du transfert et l’intégrité des données transférées ?
  • les données ont-elles été pseudonymisées selon des modalités garantissant leur confidentialité ?
  • est-ce que l’ensemble des données collectées et utilisées pour l’entraînement de l’algorithme respecte le principe de proportionnalité prévu par le règlement général sur la protection des données (RGPD) et se réduit aux seules données nécessaires au traitement prévu compte tenu de la finalité de l’algorithme ?

Source : Communiqué de presse de l’Agence du numérique en santé du 31 mai 2022

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Contrôle technique des 2, 3 roues et quadricycles à moteur : suite (et fin ?)

Contrôle technique des 2, 3 roues et quadricycles à moteur : suite (et fin ?) 150 150 Gescompo

Repoussé à plusieurs reprises, le contrôle technique de certains véhicules à moteur (2, 3 roues ou quadricycles) qui devait finalement être mis en place le 1er octobre 2022 au plus tard, semble avoir été définitivement abrogé… Pour le moment en tout cas…


Contrôle technique des 2, 3 roues et quadricycles à moteur : stop ou encore ?

Le Gouvernement a annoncé, en août 2021, la mise en place du contrôle technique pour les véhicules des catégories L (2, 3 roues et quadricycles à moteur) pour 2023, alors même que la réglementation européenne imposait sa mise en place au 1er janvier 2022.

Suite à cela, dans une décision rendue en urgence en mai 2022, le juge a estimé que l’entrée en vigueur de ce contrôle technique ne pouvait pas être reportée au-delà du 1er octobre 2022.

Une décision écartée par le Gouvernement, qui vient d’annoncer la suppression pure et simple de cette mesure. Le contrôle technique pour ces véhicules ne semble donc plus à l’ordre du jour.

À toutes fins utiles, notez que le juge vient de confirmer sa position dans une décision du 27 juillet 2022, sans pour autant évoquer la récente décision du Gouvernement. Reste donc à voir comment le Gouvernement réagira au regard de cette nouvelle décision…

Source : Décret n° 2022-1044 du 25 juillet 2022 abrogeant le décret n° 2021-1062 du 9 août 2021 relatif à la mise en place du contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles à moteur

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Une obligation d’information sur la provenance des vins ?

Une obligation d’information sur la provenance des vins ? 150 150 Gescompo

Certains établissements doivent informer les consommateurs sur l’origine de la viande qu’ils vendent. Doivent-ils aussi le faire pour l’origine du vin qu’ils commercialisent ? Réponse…


L’affichage de la provenance du vin désormais obligatoire

Qu’ils soient restaurateurs ou vendeurs de vin à consommer sur place ou à emporter, les professionnels doivent désormais respecter une nouvelle obligation d’information vis-à-vis des consommateurs.

Ils doivent, en effet, faire apparaitre sur les menus, cartes des vins ou tout autre support, la provenance des vins commercialisés, c’est-à-dire :

  • le pays d’origine ;
  • les pays d’origine en cas de mélange ou de différence entre le pays de récolte du raisin et le pays de vinification ;
  • la provenance européenne, si la production est issue de plusieurs États membres de l’UE ;
  • la dénomination ou appellation d’origine protégée (DOP et AOP) ;
  • l’indication géographique protégée (IGP).

Notez que le non-respect de cette obligation vous expose au paiement d’une amende allant jusqu’à 1 500 € (3 000 € en cas de récidive).

Source : Décret n° 2022-1038 du 22 juillet 2022 relatif à l’information sur la provenance des vins

Origine du vin : « dis-moi d’où tu viens »… © Copyright WebLex – 2022

Corse et Outre-mer : indemnisation exceptionnelle des exploitations agricoles et piscicoles

Corse et Outre-mer : indemnisation exceptionnelle des exploitations agricoles et piscicoles 150 150 Gescompo

La guerre en Ukraine a un impact sur les matières premières agricoles. Pour cette raison, le Gouvernement a mis en place une aide exceptionnelle pour les éleveurs et pisciculteurs de Corse et des départements d’Outre-mer fortement impactés par l’augmentation du coût de l’alimentation animale. Quelles sont les conditions à remplir pour en bénéficier ?


Un dispositif d’urgence destiné uniquement aux éleveurs et pisciculteurs

  • Conditions

L’aide exceptionnelle mise en place par le gouvernement est réservée aux exploitations agricoles et piscicoles se trouvant en Corse et dans les départements d’Outre-mer (DOM) qui sont fortement impactés par l’augmentation du coût de l’alimentation animale.

Peuvent en bénéficier les personnes physiques ou morales (comme les sociétés), actives dans la production agricole primaire et la production piscicole, et :

  • constituées en tant qu’exploitant agricole, groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC), exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL), ou autre personne ayant pour objet l’exploitation agricole ou piscicole ;
  • immatriculées au répertoire SIREN de l’INSEE par un numéro SIRET actif au moment du dépôt de la demande d’aide et au jour du paiement ;
  • ayant au moins 1 500 € de charges d’alimentation (hors charges des ateliers sous contrats d’intégration) sur la période courant du 16 mars 2021 au 15 juillet 2021 sur le dernier exercice clos avant le 28 février 2022, sauf exceptions.

Attention, à la Réunion, l’aide n’est destinée qu’aux exploitations piscicoles.

  • Montant

Le montant de l’aide n’est pas forfaitaire. Il est déterminé en prenant en compte 3 paramètres :

  • le montant des achats d’alimentation animale sur la période allant du 16 mars 2021 au 15 juillet 2021 : si l’entreprise ne peut pas fournir de données précises pour cette période pour cause d’absence d’historique, de données représentatives ou de cas de force majeure, d’autres périodes peuvent être retenues ;
  • un pourcentage forfaitaire de 40 % pour la Corse et de 60 % pour les DOM ;
  • et un taux d’aide de 40 % pour la Corse et de 60 % pour les DOM.

Le montant minimum éligible pour bénéficier de l’aide est de 500 € par demandeur avant plafonnement budgétaire. En conséquence, si ce montant n’est pas atteint, l’aide ne pourra pas être versée.

Sachez que le montant total des aides versées dans le cadre de la crise ukrainienne (y compris cette aide exceptionnelle) ne peut pas dépasser le plafond de 35 000 € par entreprise exerçant des activités dans les domaines de la production agricole primaire, de la pêche et de l’aquaculture.

  • Délai

Le Gouvernement indique que le dispositif d’aide doit être mis en œuvre sans délai.

Pour le moment, la date limite d’engagement et de paiement est fixée au 31 décembre 2022.

  • Contrôle

Enfin, les demandes font systématiquement l’objet de contrôle administratifs, et peuvent également faire l’objet de contrôle après paiement.

Si des irrégularités sont découvertes après paiement, le bénéficiaire devra rembourser en tout ou partie l’aide attribuée.

Si l’irrégularité est relevée avant paiement, l’aide sollicitée est réduite à concurrence du montant indu.

Sources :

  • Circulaire relative à la mise en œuvre d’un dispositif d’indemnisation exceptionnel des exploitations agricoles et des exploitations piscicoles d’élevage de Corse touchées par la hausse de leurs charges d’alimentation animale engendrée par les conséquences du conflit Russo-Ukrainien
  • Circulaire relative à la mise en œuvre d’un dispositif d’indemnisation exceptionnel des exploitations agricoles et des exploitations piscicoles d’élevage dans les départements d’Outre-Mer touchées par la hausse de leurs charges d’alimentation animale engendrée par les conséquences du conflit Russo-Ukrainien

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Variole du singe : mobilisation des professionnels de santé

Variole du singe : mobilisation des professionnels de santé 150 150 Gescompo

La liste des personnes pour lesquelles la vaccination contre la variole du singe est recommandée a été élargie le 7 juillet 2022. Une décision qui nécessite de mobiliser plus de professionnels de santé pour administrer le vaccin. Lesquels ?


Variole du singe : renforcement de la participation des médecins à la campagne de vaccination

Jusqu’au 7 juillet 2022, la vaccination contre la variole du singe était recommandée pour les adultes ayant eu un contact à risque avec un malade. Depuis cette date, elle est également recommandée :

  • aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et aux personnes trans multipartenaires ;
  • aux professionnels exerçant dans des lieux de consommation sexuelle ;
  • aux personnes se trouvant en situation de prostitution.

En conséquence, la liste des professionnels de santé autorisés à administrer le vaccin est allongée et inclut désormais :

  • les médecins et infirmiers retraités ;
  • les étudiants en santé.

Par ailleurs, sachez que la participation des professionnels de santé à la campagne de vaccination donne lieu à une rémunération spécifique, dont le montant varie selon les professionnels concernés et les horaires d’activité.

Enfin, dans le cadre de la mobilisation de la réserve sanitaire, 4 pharmaciens ou préparateurs en pharmacie réservistes sont appelés en renfort à compter du 28 juillet 2022, pour une durée de 15 jours renouvelable une fois, afin d’appuyer les équipes en poste au sein des sites de Santé publique France à Marolles et Saint-Maurice.

Sources :

  • Décret n° 2022-1048 du 26 juillet 2022 relatif à l’entrée en vigueur immédiate d’un arrêté
  • Arrêté du 26 juillet 2022 modifiant l’arrêté du 9 juillet 2022 relatif à la vaccination contre le virus Monkeypox et l’arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire
  • Décret n° 2022-1049 du 27 juillet 2022 relatif à l’entrée en vigueur immédiate d’un arrêté
  • Arrêté du 26 juillet 2022 relatif à la mobilisation de la réserve sanitaire

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